Immigration économique

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L’objectif du Gouvernement est de faire progresser l’immigration économique.
En France, l’immigration professionnelle a augmenté de 36,7 % sur l’année écoulée, passant de 22 461 personnes à 30 710. Parallèlement, 31 % d’étrangers en situation irrégulière de plus ont été reconduits à la frontière ou chez eux en un an.

"Un rééquilibrage très net en faveur de l’immigration professionnelle"

La priorité donnée à l’immigration de travail commence à porter ses fruits. Les travailleurs représentent désormais 16% des arrivées légales sur les 5 premiers mois de 2008 contre 10% en 2007 et 7 % en 2006. Pour favoriser l’immigration professionnelle et la mobilité internationale, le Gouvernement avait décidé fin avril de faciliter l’accès à certains secteurs de l’économie en manque de main-d’oeuvre, pour les salariés en mission, les cadres dirigeants ou les étudiants étrangers de niveau master.
Parallèlement l’immigration familiale est en baisse de 12,6%.




L’immigration économique : 3 nécessités distinctes et complémentaires
1) Attirer en France des talents, des « accélérateurs de croissance » ;

2) Répondre aux besoins des secteurs économiques faisant  face à une pénurie de main d’oeuvre.

Face aux tensions de recrutement dans certains secteurs, qui pourraient se développer, l’immigration est une solution de complément à l’offre de travail en France. Mais la politique du gouvernement doit d’abord favoriser le retour à l’emploi des publics qui en sont les plus éloignés ;


3) Favoriser l’intégration professionnelle des arrivants étrangers au titre, par exemple, du regroupement familial.

L’immigration professionnelle en nette augmentation
Les premières cartes "compétences et talents" ont été distribuées fin 2007. Chaque année, 2 000 immigrés qualifiés devraient en bénéficier. Ce dispositif vient compléter celui de la carte "salarié en mission" créée par la loi du 24 juillet 2006.

La première liste, de 150 métiers, est ouverte aux travailleurs de l’Union européenne.

La seconde liste, plus restreinte (30 métiers) est proposée aux travailleurs de pays tiers, ne comprend pas de métiers peu qualifiés.

Cette liste restreinte de 30 professions pourra être complétée dans le cadre d’accords bilatéraux de gestion concertée de flux migratoires, tels l’accord signé le 25 octobre 2007 avec la République du Congo, qui prévoit d’accueillir, en France, 100 jeunes professionnels, et de délivrer 150 cartes "compétences et talents", ou celui signé avec le Gabon.